Une légende en anglais, en espagnol ou en ukrainien sera lue par des personnes pour qui c’est une seconde langue, et par des outils de traduction qui gèrent mal certaines choses. Écrire pour que les uns et les autres s’en sortent n’est pas appauvrir son texte ; c’est la même discipline que d’écrire pour le défilement.
Ce qui voyage bien
- Des phrases courtes, avec une idée chacune.
- Des mots courants : « utiliser » plutôt que « recourir à », « commencer » plutôt que « entamer ».
- Des noms et des verbes concrets : ce qui s’est passé, qui l’a fait, où.
- Des nombres et des dates écrits de façon à ne pas pouvoir être lus à l’envers. « 3 mars » ne se lit pas autrement.
Ce qui ne voyage pas
- Les expressions toutes faites. « Prendre le taureau par les cornes » devient absurde dans un outil de traduction.
- Les calembours et jeux de mots. Ils dépendent du son d’une seule langue.
- Les longues chaînes de propositions reliées par des virgules.
- Les références locales qui demandent une explication locale.
Une habitude qui aide
Relisez la légende une fois dans votre tête à voix haute, puis raccourcissez chaque phrase d’un tiers. Là où vous écririez une figure de style, écrivez ce que vous voulez dire. Si une plaisanterie est tout l’intérêt, gardez-la et acceptez qu’elle ne voyagera pas ; si c’est de la décoration, supprimez-la.
Le bouton « traduire »
La plupart des réseaux proposent une option de traduction sous la légende, et elle marche mieux avec les phrases simples ci-dessus. Elle ne sauvera pas une légende qui est un jeu de mots d’un bout à l’autre.
Passez votre propre légende dans un outil de traduction gratuit. Si le résultat est étrange, l’original était plus difficile qu’il n’y paraissait.
